Mais qu'est-ce que c'est un chien?

 

Il y a quelques années, avant d'avoir un chien, j'ai parcouru l'internet pour en connaître un peu plus sur le meilleur ami de l'homme. J'aurais peut-être dû m'acheter un livre, parce que je n'ai pas trouvé grand chose. Ce que je voulais apprendre était: comment est-ce que le chien vit avec nous? Pourquoi il reste avec nous? Comment fait-il pour communiquer? Qu'est-ce qu'il aime le plus faire dans une journée? Comment refléchit-il?
 
Depuis les années passées avec eux, j'ai lu, mais aussi observé plusieurs détails à leurs sujets.
 
Le chien voit son maître comme le meilleur au monde. Peu importe nos gaffes, nos pertes de patience et notre incapacité à décoder son langage, il continue de suivre sans argumenter, sans nous faire la morale et surtout sans rancune. Jamais il va nous remettre sur le nez nos erreurs du passé.
 
Sans nous, il n'est pas grand chose. Pour la plupart des races, si un chien était laissé à lui-même en nature sauvage, il ne survivrait pas longtemps. Plusieurs études ont été faites sur les chiens errants. Ils ne forment jamais de meute comme les loups, mais des groupes de deux ou trois individus qui se suivent et cherchent de la nourriture ensemble mais ne chassent pas de manière orchestrée. Les chiens errants survivent grâce à nous et nos villes. C'est normal, puisque c'est nous qui l'avons façonné. Comment aurions nous pu faire de lui un si fidèle compagnon, s'il n'avait pas eu besoin de nous? Imaginez un loup sauvage à qui on offre un morceau de viande. Il ne restera pas près de nous attendant une commande. Il repartira dans la forêt chasser sa propre nourriture. Il reviendra peut-être quêter un autre morceau, mais jamais un loup ne se laissera domestiquer comme le chien l'est devenu.
 

La plupart des chiens que je connais attendent leurs maîtres patiemment lorsqu'ils partent de la maison. Dans plusieurs cas, même s'ils ont accès à une cour extérieure et une multitude de jouets, ils resteront sagement dans la maison à dormir. Comme si le temps s'arrêtait en absence des maîtres. Mon Logan ne boit que si on est là. Molly ne rongera pas son os quand on part alors qu'elle adore le ronger sur le tapis en notre présence.

 

Un chien peut changer de maître rapidement si le nouveau maître remplit les conditions. En gardant des chiens, je me rends bien compte que les pensionnaires transposent leur appartenance à leur maître sur moi en quelques jours. Oui, ils sont sociables avec moi rapidement, mais la complicité, la confiance et l'obéissance vient après. Tous les chiens peuvent changer de maître et je ne crois pas en l'expression qui dit qu'un chien a un seul maître. En fait je la comprends différemment. Un chien a un seul maître à un moment précis. Les pensionnaires me suivent moi et non mon copain. Pourquoi? Parce que c'est moi qui joue avec eux, qui les nourrit, qui les promène, qui les discipline. Même si mon copain les flatte et les aime, il ne devient pas un leader pour eux. Mais quand le maître revient, je ne suis plus rien! Parfois, j'arrive à avoir encore du leadership sur un chien en présence de son maître. Dans ce cas, cela signifie, selon moi, que le maître ne répond pas à tous les besoins du chien surtout au niveau de la discipline, de l'obéissance et du jeu. Même avec nos propres chiens, si mon copain et moi on se promène en forêt et que nous partons dans deux sentiers différents, les chiens partent de mon côté. Ce n'est pas parce que je suis la plus fine, la plus belle ou celle qui donne le plus de biscuit... Oooo non... C'est juste que je suppose que je suis leur guide...de vie. Celle qu'ils doivent suivre s'ils veulent survivre! Vous allez me dire que c'est moi qui passe le plus de temps avec eux... Oui c'est vrai que je passe toutes mes journées avec eux. Mais passer du temps avec un chien ne garantit pas sa loyauté. Lors de la première année de vie de Logan on habitait avec le père de mon copain. Lorsqu'on était au travail, c'est mon beau-père qui passait ses journées avec le chien. Même s'il était à la maison toute la journée avec Logan et qu'il passait l'après-midi sur le patio à lui rouler la balle et à faire ses mots croisés, lorsque je revenais à la maison, c'est moi qu'il suivait partout dans la maison. C'est moi qu'il écoutait le mieux. Simplement parce que lorsque j'étais là, je travaillais avec lui. Je lui apprenais des trucs, je le promenais et lui imposais une certaine discipline. Ce que mon beau-père avait un peu de difficultés à faire!
 
Finalement, un chien, c'est tout le temps là pour nous. Ça nous suit du regard et même s'il a l'air de dormir sur son gros coussin, il suffit de mettre notre manteau pour qu'il se lève et vienne vérifier si on ne part pas en promenade sans lui.
Ils ne demandent rien et vont endurer tout ce qu'on est prêt à leur faire endurer, tout en battant de la queue à chacun de nos retours.
Le moins que l'on puisse faire est de bien les traiter et de répondre à leurs besoins. Les faire bouger, travailler et les aimer!

 

 

 

19 mars 2012